Rich Energy, Formule 1 et sponsor mauvais payeur

Rich Energy, Formule 1 et sponsor mauvais payeur

14 juillet 2019 0 Par Camille Oger

L’affaire Rich Energy et Haas F1 est un véritable feuilleton depuis quelques semaines. Depuis le début de leur collaboration, les observateurs étaient dubitatifs. Comme une marque qui vendu que quelques milliers de canettes pouvaient devenir sponsor titre d’une équipe de F1 pour plusieurs millions de dollars ?

L’excentrique patron de la marque de boisson énergisante Williams Storey multipliait les provocations envers Red Bull, les déclarations les plus farfelues sur son entreprise. Une stratégie de communication étonnante, mais jusque-là rien d’extraordinaire. Puis arrive l’affaire du logo usurpé à une autre entreprise, Whyte Bikes, la justice donne raison à cette dernière. Rich Energy doit payer plusieurs dizaines de milliers de dollars de dédommagement à Whyte Bikes.

Y a t-il un pilote dans l’avion ?

Tout s’accélère, sur le compte Twitter de Rich Energy, la marque annonce rompre son contrat avec Haas F1. De son côté, l’équipe américaine dément toute rupture. Les actionnaires de Rich Energy annoncent que le contrat est toujours valable et que ce serait Williams Storey qui chercherait à torpiller le contrat pour ne pas payer.

Haas F1 en délicatesse sur la piste n’avait pas besoin d’un sponsor titre aussi volatile. La question est clair, Haas ne verra jamais les millions promis. Combien l’écurie de Gene Haas a-t-elle réellement touché ? La justice n’en a pas fini avec Rich Energy.

Pic et Life Racing

L’histoire de la F1 est jalonnée d’entreprise qui signe des accords avec des équipes de F1. Des contrats qui ne vont pas au bout de leur engagement. En 1990, Life Racing signe un partenariat avec l’entreprise soviétique Pic. Pour plusieurs millions de dollars, le logo Pic apparaît sur la voiture. La micro-équipe italienne plus proche de la F3 que de la F1 ne verra que quelques centaines de roubles arriver tout au plus.

Le Prince Nigérian

TWR Arrows en 1999 signe un juteux contrat avec T-Minus propriété du Prince Malik. Le sois disant, Prince Nigérian rachètera même 30 % de l’écurie. Rapidement, dans la saison, Arrows découvre qu’Ado Ibrahim Malik est un usurpateur, un beau parleur, et qu’il n’a pas un sous. TWR Arrows n’a été payé que de quelques milliers d’euros de caution en début de saison. La société T-Minus s’est révélé être une société-écran qui ne possédait pas un dollar.

Stayer chez Minardi

Minardi a aussi connu des déboires avec des partenaires. Lors de la saison 2003, les PS03 arborent le logo de Stayer. C’est un contrat classique de sponsoring. L’entreprise se révélera être une mauvaise payeuse. Paul Stoddart, beau joueur laissera les logos affublés du tampon « non payé ».