Quand Karl Foitek a voulu acheter 30% de Minardi pour y placer son fils

Avec le rachat de Force India par un consortium mené par Lawrence Stroll, l’écurie pour laquelle son fils Lance pilotera en 2019 ne fait plus de doute, bien que rien n’ait été annoncée. Si plusieurs pilotes ont pilotés des monoplaces de leur propres équipes, des fistons pilotant dans une équipe appartenant a leur paternel est plus rare, le plus récent à mon souvenir est David Brabham chez Simtek en 1994 dont le célèbre père Jack était actionnaire.

En 1988, le père du pilote Gregor Foitek, souhaita prendre une participation dans l’équipe Minardi afin d’y placer son fils mais cette tentative échoua. Voici son histoire:

Né à Zurich le 27 mars 1965, Gregor est l’un des fils de Sonja et Karl Foitek, un ancien pilote d’Endurance devenu importateur officiel Ferrari pour la Suisse. Grâce à la réussite financière de son paternel, Gregor dispute  et remporte le championnat suisse de Tourisme 1984 sur une Alfetta GTV6 puis termine second du championnat suisse de Formule Ford l’année d’après.

En 1986 il remporte le peux relever championnat suisse de F3 et se classe 9e du championnat allemand avec 1 victoire. Malgré ses faibles résultats, il fait le saut en F3000 en 1987 qu’il termine avec un score vierge. Malgré ce manque de performances, il obtient sont premier test en F1 avec l’équipe Minardi (187-Motori Moderni) sur le circuit d’Estoril du 14 au 19 Décembre.

En 88, il rempile en F3000 et remporte la deuxième épreuve de la saison à Vallelunga puis perd le contact avec les leaders, se faisant remarquer par son pilotage nerveux et ses nombreux accrochages dont celui de Brands Hatch ou après avoir provoqué la sortie de piste de Roberto Moreno il accroche Johnny Herbert dont la Reynard frappe le rail de face, lui brisant les jambes alors que Foitek part en tonneaux dont il en sortira que légèrement blessé. Il n’inscrira plus un seul point et finira septième du championnat.

Détenteur de 30% de l’équipe Minardi depuis 1983, Giacomo Caliri se voit remplacé par Aldo Costa comme directeur technique à la mi-saison 88. Voyant une opportunité d’assurer la titularisation de son fils, Karl Foitek appel Giacomo et lui propose d’acheter ses part, une proposition à laquelle Giancarlo Minardi s’opposa fortement, Caliri cédant ses part en Septembre à ses deux associés Minardi et Piero Mancini qui détiendront chacun 50% de l’équipe.

Qu’à cela ne tienne, Gregor fera tout de même son entré dans le grand cirque en 1989 mais au volant des peux véloces ER188B et ER189 de l’équipe suisse-allemande EuroBrun. Si il réussi à passer les pré-qualifications lors de la première manche au Brésil, ses 10 prochains weekend se termineront après cette unique séance en piste le vendredi matin. Après deux grand prix sans volant, il rejoint RIAL mais lors des qualifications du gp d’Espagne, sa monoplace perd son aileron arrière à pleine vitesse. Blessé, Gregor doit faire l’impasse sur les deux grand prix restant.

Avant le début de la saison 90, il est engagé par son compatriote Jochim Luthi, nouveau propriétaire de l’écurie Brabham qui devra se départir de son jouet suite à son inculpation pour malversations financières. Malgré le départ de Luthi et le peux d’enthousiasme du nouveau propriétaire Middlebridge à son égard, Gregor participe aux deux premiers grand prix de la saison qui se termineront tous par des abandons. Prier de laisser sa place à David Brabham, il trouve un volant chez Onyx qui à été acheté par un consortium helvétique mené par Peter Monteverdi (50%) son père Karl (25%) et Bruno Frei (25%).

Après un abandon à Imola, il réalise sa meilleure qualification (20ème) à Monaco, où bénéficiant de 19 abandons, il se retrouve 6e à 11 tours de l’arrivée, n’ayant comme seul poursuivant, Eric Bernard sur la Larrousse. Au 74e tour, le français attaque Gregor à l’entrée du tunnel qui en tentant de fermer la porte, frappe Bernard qui poursuit alors que le suisse reste sur le carreau. Malgré son abandon il sera classé 7e, ce qui reste son meilleur résultat en carrière.

90 GP Monaco – Onyx/Monteverdi

Après deux participations au Canada et au Mexique (le seul grand prix ou il franchira la ligne d’arrivée), le manque de moyen entraîne la non-qualification en France et en Grande-Bretagne. L’équipe étant renommé Monteverdi en Allemagne, Gregor réussi à ce qualifié mais abandonne son 7e grand prix suite à un tête-à-queue. En Hongrie, l’équipe est au plus bas, des pièces usagées sont remplacées par des pièces encore plus vieilles et des rumeurs laissent même entendre que certaines pièces proviennent de la collection d’auto privé de Monteverdi.

Refusant que son fils continue à piloté ce qu’il qualifie de cercueil, Karl se retire de l’aventure ce qui entraîne la mort de l’équipe.

Gregor disputera les 24 heures du Mans en 1991 puis fera le saut en IndyCar la saison suivante mais suite à deux départs, il accrochera son casque, terrifié par les vitesses vertigineuses atteintes à Indianapolis. Depuis il travaille dans la concession familiale avec ses frères (https://foitekautomobile.ch/).

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