Le tour d'horloge by Signatech ALPINE avec Alexandre Verdier

Le tour d'horloge by Signatech ALPINE avec Alexandre Verdier

25 octobre 2017 0 Par Camille Oger

La célèbre piste du Mans, composée du circuit Bugatti, Maison Blanche et de deux pistes de karting, le « loisir » et le Alain Prost accueillait ce week-end une course d’endurance karting. La deuxième édition du tour d’horloge by Signatech Alpine.
Le constructeur français de F3, l’écurie qui fait courir les Alpine A460 en Championnat du Monde d’Endurance et notamment aux 24H du Mans, engageait plusieurs équipages et avait invité de nombreux pilotes. Notre ami Alexandre Verdier faisait partie des invités au sein de l’équipage « A110 ». 36 équipages inscrit, hormis l’armada Signatech-Alpine, nous avons pu voir « Total », Sarthe Objectif 24 » ou encore « X-Team ».
Le futur pilote Foxo Team en GT4 Clubsport a gentillement répondu à nos questions et nous a fait part de son expérience de cette course. Une épreuve de 12H remportée par l’équipage « Alpine Cars 1 ».
Bonjour Alexandre, samedi, tu as participé à une course de karting sur le circuit du Mans ? Peux tu nous présentez tout cela ?
Hey ! Salut ! Alors voilà, hier après mes cours à l’IFAG de MONTLUÇON, j’ai participé à une course d’endurance de 12h appelée le « tour d’horloge by Signatech ALPINE » nous étions 36 inscrits (36 véhicules).
Nous étions entre 5 ou 6 pilote par team dans la nôtre, on était 5 pilote. Nous étions sur des kart sody 4 temps en 390cc. C’est des croisement entre des kart de location et des kart de compétition. C’est assez technique à piloter, car si l’on perd notre vitesse, on perd beaucoup de temps pour récupérer notre rythme. Alors qu’un kart Rotax Max, ça part comme une fusée. Donc il faut être vraiment très propre au pilotage. C’est vrai que ça change beaucoup de mes pilotages sur GT, mais ça permet de toujours apprendre et de conserver mon niveau.
Alors la piste, c’était la célèbre piste internationale Alain Prost. 1500m de long pour 7 mètres de large. Le tracé était relativement complet. Il y avait des zones très rapide, mais des zone lente ou il fallait garder le rythme pour ne pas être distancé. Certains virages faisaient référence au tracé de Monza ou encore Laguna Seca.
Comment gérer l’organisation, les essais, la stratégie ?
Côté organisation, il fallait être à 18h à la piste, mais j’ai pu avoir une dérogation, car finissant les cours à 16h30 à l’IFAG, je ne pouvais pas être à 18h au Mans. J’ai donc raté le briefing des pilotes. J’ai profité de la route pour lire l’ensemble du règlement dans la voiture.
Arrivé sur piste, j’ai rencontré mon team manager ainsi que les 4 autres pilotes. Nous avons fixé notre stratégie de course en fonction des réglementations du poids de chaque véhicule, mais également en fonction de la météo.
Nous avons débuté la séance d’essais libres. Nous avons fait rouler en priorité les pilotes qui ne connaissaient pas la piste. Nous avons également chronométré les temps dans les stands, car on devait rester minimum 90 seconde dans les stands entre l’entrée et la sortie. Et également gérer notre vitesse. Car en course nous aurions subi des pénalités…
Pour ma part, j’ai très vite pris mes repaires. Je réalisais des temps calmes dans le but de ne pas me fatiguer avant la course et de ne pas endommager mécaniquement le kart.
Après nous avons eu les qualifications. Nous avons fait rouler le pilote le plus léger pour que, une fois lesté, nous ayons un poids le plus bas possible tout en étant dans les règles. Nous avions obtenu le 17e temps. Avec un temps en 1min 11.
Comment, c’est déroulé la course ? La météo a été capricieuse, il me semble ?
Pour le départ, nous avons fait piloter Justin. Il aime bien la bagarre donc on lui a fait plaisir. Nous n’avons pas de point à jouer donc autant se faire plaisir. Malheureusement, nous avons rencontré des grosses difficultés au début de la course. Nous avons chuté dans le dernier quart du classement à cause d’un manque de puissance. Donc notre objectif était de rester régulier peu importe les conditions. Nous avons donc stabilisé à 1m14 par tours. Nous faisions des relais de 45min à cause de la réglementation. Et nous faisions un plein tout les 2h15.
Nous avions les yeux rivés sur la météo, car la pluie était prévue pour 2h00 jusqu’à 7h00 du matin. Mais elle se faisait attendre. Elle est arrivée à 4h00 et du matin. Nous avons donc modifié les stratégies de course en faisant rouler les plus lourd de l’équipe. Le poids aide beaucoup sous la pluie. Et c’est ce qui nous a aidés à remonter au sein du classement. Car les sorties de route ne manquaient pas chez les concurrents (rire). Le seul problème que j’ai rencontré sous la pluie, venait de mon casque. Soit je fermais ma visière et j’étais embué ou je restais visière ouverte et je me prenais une cascade dans la figure. Car à ce moment-là, j’étais dans le trafic. J’ai donc opté pour un 50/50 en ouverture de visière. Ça a fais l’affaire, mais bon, je m’en serais bien passé.
La pluie s’est arrêtée autour de 7h00, mais on a conservé une piste relativement grasse donc piégeuse. À cela, nous ajoutons la fatigue.
À la fin de la nuit, nous avions atteint l’objectif. Qui été de remonter au classement et de rester stable. Nous étions 13e.
Quand le jour s’est levé, nous avons eu les nuages. Donc la piste ne séchait pas. En plus, il y avait beaucoup de terre sur le tracé à cause des nombreuses sorties de piste. C’était assez compliqué, car ces zones se trouvaient sur notre trajectoire. Le soleil a fait son apparition à partir de 10h. Nous avons donc fait des relais plus court pour faire des sprints. Nous savions que les places étaient bloquées. Alors on a fait le show en bataillant avec des passes d’armes à chaque virage.
Bref une course très fatigante. J’ai dormi sur tout le trajet du retour, mais bon. Ma prochaine course, c’est le 19 novembre à Magny-Cours. Je suis en duo avec mon ami Damien MARIA qui est également un des pilotes avec qui j’écume les pistes de karting. Nous avons envie de faire mieux que l’année dernière donc on va se donner à fond !