Indy 500 : Mclaren retour manqué, Lotus échec cuisant

Indy 500 : Mclaren retour manqué, Lotus échec cuisant

3 juin 2019 0 Par Camille Oger

Mclaren décide en 2016 de faire son retour a l’Indy 500, la marque britannique a remporté à quatre reprises les célèbres 500 miles d’Indianapolis. La Mclaren Offenhauser M16C pilotée par Mark Donohue s’imposera en 1972, alors que Johnny Rutherford imposera sa M16C/D Offenhauser en 1974 puis récidivera en 1976 avec une M16E.

Mclaren rêve de gagner à nouveau aux USA

Fin 2016 les négociations sont engagés par Mclaren pour trouver un partenaire pour l’Indy 500 de 2017. Le pilote est tout trouvé, ce sera Fernando Alonso qui coure déjà pour l’équipe en Formule 1 et qui rêve de décrocher la triple couronne. L’équipe de Woking trouve un accord avec Andretti Autosport. La Dallara-Honda n°29 portera les couleurs orange de Mclaren. Alonso signera le 24e temps en qualification et abandonnera en course sur un problème mécanique.

Fernando Alonso, Dallara-Honda Mclaren-Andretti Autosport 2017

Cette expérience relativement bonne donne des idées de suite à Mclaren Racing. Fernando Alonso toujours à la recherche de la couronne en Indy 500 pousse également dans ce sens. Le constructeur cherche aussi à se diversifier tant sur le plan marketing que sportif. L’équipe fondée par Bruce Mclaren s’engage pour les 103e 500 miles d’Indianapolis 2019. Cette fois, l’équipe décide de se passer de partenaire et s’engage seule. Un soutien technique est néanmoins fourni par Carlin. Ce choix est peut-être à l’origine de la douche froide d’Alonso et Mclaren. Le duo ne se qualifie pas parmi les 33 autorisés à prendre le départ et échoue 34e sur 36.

Dès lors des rumeurs annoncent Alonso sur le départ de Mclaren pour tenter l’Indy 500 dans une autre équipe. Quant à l’équipe trois fois victorieuses du super-oval il se dit qu’elle ne s’engagerait pas en 2020.

Un échec complet pour Lotus

Ce retour raté n’est pas le seul, et pas le pire. Un autre nom célèbre du sport automobile, victorieux des 500 miles a tenté un come-back en F1 et en Indy les mêmes années. Passons sur le retour chaotique en F1 de Lotus en 2010 (surtout la guerre du « nom » en 2011), malgré quelques podiums par la suite pour regarder l’expérience Indy.

25 March, 2010, St. Petersburg, Florida, USA
Takuma Sato
©2010, Michael L. Levitt, USA
LAT Photographic

La célèbre marque fondée par Colin Chapman remporte l’épreuve phare de la monoplace américaine en 1965 avec Jim Clark (Lotus-Ford). La célèbre marque britannique, propriété du constructeur Malais Proton depuis la fin des années 90, décide de revenir en Indycar. En 2010 un accord de sponsor titre est signé avec l’équipe KV Racing Technology. La voiture de Takuma Sato est entièrement aux couleurs de Lotus. Le même deal est poursuivi en 2011.

Takuma Sato, Dallara-Honda, KV Racing 2011

Lotus Cars ne compte pas rester simple sponsor titre, le constructeur se lance dans la conception d’un moteur pour l’Indycar en partenariat avec Judd. Les anglo-malais espèrent concurrencer Chevrolet et Honda implanté depuis plusieurs saisons dans le championnat. Six équipes répondent à l’appel de Lotus. Prometteurs sur le papier, les premiers pépins apparaissent dès les essais privés. Les clients de Lotus ne peuvent y participer. Un retard dans la conception retarde l’arrivée du V6 Lotus.

Lotus, retard à l’allumage

Les équipes reçoivent leur moteur juste avant les premiers essais de la première manche de la saison 2012. Les performances vont se révéler catastrophiques, le moteur est très loin de ses homologues américain et japonais. La fiabilité n’est pas non plus au rendez-vous, à la mi-saison cinq équipes clientes sur six quitte le navire et se fournissent ailleurs.

Seule l’équipe HVM Racing, ancien partenaire de Minardi et Paul Stoddart aux USA, conserve son moteur toute la saison sans aucun résultat probant. Lors des 500 miles d’Indianapolis, Jean Alesi alors ambassadeur de la marque est engagé sur une Dallara-Lotus de l’équipe Fan Force United entièrement aux couleurs Lotus. Le Français, tout comme Simona de Silvestro (HVM Racing Lotus), se verra afficher le drapeau noir après 10 tours de course pour rythme trop lent.

May 17, 2012; Indianapolis, IN, USA; IndyCar series driver Jean Alesi. Michael Hickey-US PRESSWIRE 2012

La dernière équipe liée par contrat avec Lotus se débarrasse du moteur anglais en fin de saison. Faute de client, Lotus se retire sur un échec cuisant.

Un temps évoqué le retour de Ferrari sur le célèbre oval reste pour l’instant qu’au stade des rumeurs, Maranello ayant peut-être été échaudé par les résultats de ses adversaires aussi bien sûr route que sur circuit à l’Indy 500.