La Formule 1 reprend ses droits ce week-end dans les Ardennes Belge sur le célèbre circuit de Spa. Pendant la trêve estivale, Fernando Alonso a annoncé son départ de la F1, Pierre Gasly à signé chez Red Bull Racing pour 2019, Carlos Sainz Jr. chez Mclaren ou encore Daniel Ricciardo chez Renault. Mais c’est surtout le rachat complet de l’écurie Sahara Force India F1 Team par Lawrence Stroll (le père de Lance Stroll) qui tient en haleine le paddock. La famille Mol qui détenait 10 % de l’équipe, via Orange Holding, Sahara Group et Vijay Mallya (le propriétaire principal) ont tous signé la vente.

Les banques non pas encore signées et action en justice

 

Mi-août tout semblait acté, le nom Sahara avait été retiré du nom de l’équipe celle-ci prenant simplement le nom de BWT Force India F1 Team. Mais une nouvelle rumeur est arrivée à Spa, la vente bien qu’effective, ne serait pas totalement bouclé. En cause, pas moins de 13 banques indiennes qui détiennent la quasi-totalité des créances de l’équipe. Stroll s’est engagé à rachetée l’équipe et la totalité des dettes permettant à l’équipe de sortir de l’administration judiciaire. Il est désormais, avec son consortium, le propriétaire de l’équipe. Mais pour posséder également la propriété juridique qui permette de s’aligner en Grand Prix, il faut que la vente soit totale. Hélas les banquiers indiens non, à cette heure, pas encore renvoyée les documents signés comme quoi ils acceptaient la vente.

Autre caillou dans la chaussure de la famille Stroll, le recours judiciaire lancé par Uralkali, société détenu par Dimitri Mazepin, le père du pilote d’essai de l’équipe Nikita Mazepine. Uralkali, qui avait, investit dans Force India pour y placer son fils Nikita, a tenté de racheter l’équipe. L’entreprise Russe estime que son offre n’a pas été suffisamment prise au sérieux par les administrateurs et attaque donc la légalité de la vente devant la justice britannique.

Une chose est sur l’équipe basée en Angleterre et qui bat pavillon Canadien depuis quelques semaines attisent les appétits. Mais cela pourrait peut-être lui coûter sa place en F1 dans le pire des cas ou faire fuir les sponsors. Le staff de l’équipe à Spa a fait disparaître toute mention de « Force India » et de « Sahara » du matériel et du garage. L’équipe pourrait bien être tentée de changer de nom, mais pour cela, il faut l’aval de la FIA et des 9 autres équipes. Une chose loin d’être acquise. Ce qui est sur c’est que la voiture restera bien une Force India quel que soit le nom, mais pourra t-elle rouler à Spa ? Les banques indiennes, donneront-elles leur feu vert ?

Une situation qui rappel Forti en 96

 

Une situation que la F1 a déjà connue par le passé. Nous sommes en 1996, entre le Grand Prix de Monaco et d’Espagne, la petite équipe Italienne Forti Corse a été rachetée par Arron Colombo à la tête d’un consortium d’entreprises italienne basée en Irlande. Les voitures apparaissent donc en Espagne avec une livrée verte et blanche avec les Shannon Racing. Nom de la structure Arron Colombo. L’accord est que Shannon Racing possède 51 % des parts de Forti Corse.

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L’équipe semble sauvée, mais en coulisse, une guerre larvée éclate entre Guido Forti et Shannon Racing. Le fondateur de la petite structure accuse le consortium italo-irlandais de ne pas avoir racheté 51 % de l’équipe, mais d’avoir simplement versé un acompte. L’écurie est dans le rouge financièrement, les factures moteurs ne sont plus payés. Ford ne fournit plus ses blocs à l’écurie. Forti utilise donc des blocs ayant atteint la limite de kilométrage en France, puis celui-ci est dépassée en Grande-Bretagne. Les voitures ne faisant que quelques tours loin du seuil des 107 % pour se qualifier.

La guerre apparaît donc au grand jour, Shannon Racing essaye d’évincer Guido Forti de l’équipe en arguant qu’ils sont propriétaires majoritaires de l’équipe. Forti attaque Shannon en justice. L’équipe se rend au Grand Prix d’Allemagne, s’installe dans son garage, mais les voitures ne seront pas montée entièrement. Forti n’a plus de moteurs, l’équipe est donc forfait, mais échappe à l’amende de la FIA, car présente dans le paddock.

Le litige n’étant toujours pas réglé, Guido Forti reprend le contrôle de son équipe, mais fait l’impasse sur le Grand Prix de Hongrie. Puis retire son équipe du championnat et écope d’une amende de 2 millions de dollars de la part de la FIA pour avoir manqué cinq courses. Finalement, Shannon gagne le procès, mais entre temps l’entreprise Forti Corse a mis la clé sous la porte.

Souhaitons un sort plus favorable à l’ « Ex-Sahara Force India F1 Team ».

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