Grand Prix de Grande-Bretagne, Silverstone et Minardi 1/2

Grand Prix de Grande-Bretagne, Silverstone et Minardi 1/2

14 juillet 2019 0 Par Camille Oger

Ce week-end le circuit de Silverstone accueil le Grand Prix de Grande-Bretagne. Un pays qui reçoit la Formule 1 depuis les débuts en 1946 (hors championnat) lors du Gransden Lodge Trophy. La F1 arrive à Silverstone dès 1948. Hormis quelques exceptions, Aintree et Brands Hatch, le Grand Prix de Grande-Bretagne à lieu sur cet ancien aéroport militaire.

1985 Premier Grand Prix de Grande-Bretagne pour Minardi

La petite Scuderia arrive avec une M185B à moteur Motori Moderni pilotée par Pierluigi Martini. Ce dernier se qualifie 23/26 en 1:13.645, à huit secondes de la pole position de Keke Rosberg sur Williams-Honda. Le pilote italien abandonnera au 38e tour sur une suspension brisée.

 

1986 Détour par Brands Hatch

Cette année-là le F1 circus n’ira pas à Silverstone, mais à Brands Hatch. Alessandro Nannini se qualifie 20e, juste devant son équipier Andrea de Cesaris. Les deux hommes sont aux volants de Minardi M185B Motori Moderni de la saison passée. La M186 n’étant pas encore prête. Les deux pilotes abandonnent en course.

1987 Retour à Silverstone

La saison 87 voit la F1 revenir à Silverstone. Minardi a cette fois sa dernière né en sa possession, la M187 toujours propulsée par le moteur quasi-maison Motor Moderni. Un V6 Turbo de 800 chevaux et 1499 cm3. Alessandro Nannini signe une belle 15e place en qualification. Adrian Campos signe lui le 19e temps sur 25. Cette édition du Grand Prix de Grande-Bretagne se soldera une nouvelle fois par deux abandons pour Minardi.

1988 Ford comme motoriste

La fin des moteurs turbos pour l’année 89, la difficulté de gérer un moteur « indépendant » contraint Minardi à signer avec une valeur sûre. L’équipe italienne se tourne vers les anglo-américains de Ford Cosworth et leur célèbre V8 DFZ. Luis Perez Sala qualifie sa M187 18e juste devant Pierluigi Martini. Ce dernier termine la course 15e à deux tours des leaders, l’espagnol lui n’ayant pas franchi le premier tour suite à un accrochage.

1989 Double arrivées dans les points

Les moteurs turbos ayant disparue toutes les équipes sont revenues à des moteurs atmosphériques. Des V10, V12 ou V8. Minardi conserve son V8 Ford. Martini signe une jolie 11e place sur la grille, Sala est lui 15e. Les deux pilotes terminent dans les points. À l’époque, seul les six premiers étaient récompensées. Martini est 5e, Sala 6e, champagne chez Minardi.

1990 Retour en arrière

Admirablement bien récompensé la saison précédente, Minardi se présente à Silverstone avec une M190 Ford. Lors des qualifications, Pierlugi Martini est 18e et Paolo Barilla 24e. Martini abandonnera sur casse mécanique après 3 tours. Barilla terminera la course avant dernier à deux tours du vainqueur Alain Prost sur Ferrari.

1991 Une équipe 100 % italienne

Minardi a signé avec Ferrari pour la motorisation de sa M191. Le V12 de Maranello remplace le V8 financé à Détroit. En qualification, ce changement de moteur ne fait pas de miracle. Gianni Morbidelli est 20e, Pierluigi Martini 23e. Les deux voitures sont à l’arrivée de la course en fond de grille.

1992 Un moteur italien en chasse un autre

Bye le V12 Ferrari, bonjour le V12 conçu à Modène par Lamborghini. La M192 a troqué le cheval cabré pour le taureau italien. La encore pas de miracle en qualification, Gianni Morbidelli est 25e et avant dernier qualifié. Alessandro Zanardi avec le 27e temps en le premier des non-qualifiés (32 voitures inscrites pour cette épreuve). Avec une seul voiture en course cela réduit les chances de simplement terminer. La Minardi de Morbidelli abandonnera sur casse mécanique.

1993 Retour chez Ford

Financièrement, dans le rouge, Minardi revient à une motorisation plus économique avec le V8 Ford Cosworth HB pour sa M193. 19e et 20e, Christian Fittipaldi et Pierluigi Martini non pas démérité avec leur matériel. Ils devancent deux Tyrrell, une Jordan, une Larrousse et les deux Lola-Scuderia Italia. Aucun des deux pilotes ne verra l’arrivée. Fittipaldi échouant à quelques kilomètres du but suite à un bris de boîte de vitesses.

1994 Fusion avec la Scuderia Italia

Les finances ne s’arrangeant pas, Giancarlo Minardi a signé une entente avec une autre petite équipe italienne au bord du gouffre. La Scuderia Italia qui courrait avec des châssis Dallara depuis 1988, puis Lola en 93. L’équipe Minardi Scuderia Italia aligne une Minardi M194 toujours propulsée par un V8 Ford HB. Pierluigi Martini s’élance de la 15e position, Michele Alboreto lui de la 17e. Martini termine 10e, son coéquipier abandonne moteur cassé.

1995 Nouvelle version du moteur Ford

Au moment ou Red Bull fait ses débuts en Formule 1 comme sponsor titre de l’équipe Sauber, Minardi entame sa 10e saison en Formule 1. Sauber bénéficie du moteur usine Ford l’ECA Zetec V8. Les clients, Minardi, Forti ou Pacific devant de contenter d’une version améliorée du V8 HB. Le V8 Ford ED. 15e (Martini) et 18e (Badoer) sur la grille de départ, les deux pilotes italiens franchiront la ligne d’arrivée avec leur M195. Martini à une 7e position à la porte des points, Badoer 10e et dernier à un tour.

1996 Départ de la Scuderia Italia

La Scuderia Italia se sépare de Minardi à la fin de la saison 95. Financièrement exangue, la petite Scuderia Minardi met sur piste une version améliorée de sa voiture de la saison passée, la M195B toujours propulsée par un V8 Ford ED. Giancarlo Fisichella et Pedro Lamy se qualifient en dernière ligne pour la course de Silverstone, ils ont uniquement les battus les deux Forti non qualifiés pour la course. Pedro Lamy ne terminera pas la course sa boîte de vitesses en décidant autrement. Giancarlo Fisichella lui terminera bon dernier à deux tours du leader, Jacques Villeneuve sur Williams-Renault.