Formula Medicine

Pour de nombreuses personnes, les pilotes de Formule 1 et les coureurs automobiles en général, ne sont pas de vrais athlètes. Pourtant, ils sont bel et bien des athlètes de haut niveau. Pour preuves, des analyses faites au niveau du rythme cardiaque on démontré que lors d’un Grand Prix, celui-ci peut atteindre les 160 bpm, descendre à 60 avant de remonter à 160 après seulement 2-3 secondes. Tout ça est sans compter les incroyables forces G encaissées pendant une course. La tête et le casque d’un pilote pesant environs 6 kilos, ce poids est multiplié par quatre dans certains virages négociés à vive allure. Pour compléter, il faut savoir qu’un cockpit est bien souvent un four pour les pilotes qui transpirent abondamment jusqu’au point de perdre trois kilos pendant une course.

S’il fut une personne qui permit de comprendre le stress physique et mental que doivent subir les pilotes de F1, il s’agit du Dr. Riccardo Ceccarelli. En 1989, il fut engagé non pas à titre de docteur, mais comme physiothérapeute par l’équipe March/Leyton House. Bien que n’étant pas sont emploi, Riccardo se mit à étudier le stress encourus par les pilotes afin de développer un programme d’entraînement spécifique pour eux. Sont ami, le pilote Ivan Capelli, accepta de porter un enregistreur de rythme cardiaque lors du gp d’Allemagne. Cette expérience, entraîna un tollé de protestations de la part de l’équipe, pour qui l’enregistreur pourrait perturber le pilote.

Les études continuèrent en 1990, mais cette fois-ci avec un enregistreur de plus petite dimension qui fut souvent cacher dans la combinaison des pilotes afin d’éviter des problèmes avec les différents directeurs d’équipes. Mauricio Gugelmin et JJ Letho se joignirent à Ivan Capelli comme cobaye.
En 1991, le Dr. Ceccarelli voulu identifier les besoins d’hydratation et nutritionnels des pilotes. Pour ce faire, le docteur pris un échantillon sanguin des pilotes 30 minutes avant la course et un autre immédiatement après celle-ci. Les résultats de ces analyses permirent d’identifier les sels minéraux nécessaires dans l’alimentation des pilotes.

Lors de la saison 1992, l’enregistreur de rythme cardiaque porté par Ivan Capelli (Ferrari) fut connecté avec le système d’acquisition de données de sa monoplace. Ceci permit de mettre en relation la fréquence cardiaque du pilote avec ses différentes actions en piste.

En se joignant à l’équipe Minardi en 1993, les études du Dr. Ceccarelli passèrent à la vitesse supérieure. Avant cela, les études menées se faisaient sans réel appui des différentes équipes, mais grâce à Giancarlo Minardi le docteur eu la complète coopération des ingénieurs de l’équipe, ce qui lui permit d’amasser une très grande quantité de données qui furent très utiles pour ses recherches. Plus tard, le Dr. Ceccarelli saluera l’apport de Giancarlo Minardi à ses recherches en mentionnant qu’il fut la première personne à reconnaître l’importance de la recherche médicale dans les performances des pilotes.

En 1994, le Dr. Riccardo Ceccarelli créa la société Formula Medicine tout en continuant à travailler pour l’écurie Minardi F1. Lors de cette saison, il développa en collaboration avec le Clinical Physiology Institute of the Italian National Research Council (CNR) et l’ingénieur Remo Bedini, un instrument capable d’enregistrer le rythme cardiaque du pilote pendant la course et d’en donner un électrocardiogramme. Connecté directement au système d’acquisition de données de la monoplace, l’appareil d’un poids de 500g fut utilisé pour la première fois par Michele Alboreto lors du Grand Prix du Japon. Ce fut la première fois dans l’histoire de la F1 que l’électrocardiogramme d’un pilote et les données de la voiture furent enregistrées en simultanées lors d’une course.

À la demande de l’équipe, le poids de l’instrument fut réduit, un nouveau prototype d’un poids de 20g fut conçu et utilisé lors de la saison 1995. D’ailleurs, une première eu lieu lors de la diffusion du Grand Prix d’Italie sur les ondes de la RAI, alors que le rythme cardiaque et l’ECG du pilote Luca Badoer furent diffusés en direct.

Grâce aux données accumulées, Formula Medicine put créer en 1995 le premier simulateur de conduite capable de reproduire les forces physiques subies par les pilotes lors d’un Grand Prix, grâce a quatre moteurs électriques. Trois étaient attachés au casque du pilote afin de recréer les forces subites par la nuque alors que le quatrième servait à recréer les forces au niveau du volant. Nommé Ralf.1, celui-ci put être créé grâce à Giancarlo Minardi qui fournit la monoplace, Magneti Marelli qui fournit les données recueillies lors des courses, et a Beta Informatica qui développa le logiciel et le pilote Nicola Larini qui s’occupa du développement.

Le travail du Dr. Ceccarelli avec Minardi continua jusqu’à la fin de la saison 2000. Au cours de ces années, les nombreux résultats de ses recherches furent publiés lors de différentes conférences médicales internationales. Depuis le Dr. Ceccarelli et sa compagnie Formula Medicine ont continué à travailler pour de nombreuses équipes de Formule 1 ainsi que dans d’autres championnats.

Voici quelques chiffres à propos de l’implication du Dr. Ceccarelli et de sa compagnie Formula Medicine en Formule 1 (2016) :

-26 années d’implication
-400 Grand Prix
-15 équipes assistés

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