La Scuderia Ferrari est l’écurie emblématique du championnat du monde de Formule 1. C’est la seule écurie présente depuis les débuts du championnat.

La marque Ferrari est fondée en 1929 par Enzo Ferrari, ancien pilote pour Alfa Roméo, passionné d’automobile et de sports mécaniques. Après avoir disputé des courses en Grand Prix avant guerre puis des épreuve dites de voitures de sport (ancêtre de l’endurance) Ferrai débute en F1 en 1948. Ferrari remporte de nombreux succès en 1949 dans la catégorie Formule 1 et remporte également les 24 H du Mans.

Ferrari et la Formule 1 indissociable

Ferrari participe au début du championnat du monde de F1 en 1950, dominée par Alfa Roméo. En 1951, Alberto Ascari est couronné champion sur Ferrari. Ascari et Ferrari raflent la mise une nouvelle fois en 1952 avec la fameuse Ferrari 500. Ferrari comme le reste de la concurrence sont dominés par Mercedes en 1954 et 1955. Ferrari remporte une nouvelle fois le championnat pilote avec Juan-Manuel Fangio en 56.
La Scuderia Ferrari remporte son premier championnat constructeur en 1961 puis en 1964. Une scission frappe Ferrari durant l’hiver 61-62, plusieurs cadres de Ferrari mécontent de la gestion de l’équipe par Enzo Ferrari claquent la porte et partent fonder A.T.S..
À partir de 1965 Ferrari fait du surplace, malgré de belles victoires l’écurie ne parvient pas à concrétiser par un titre. Ferrari est souvent devancé par les écuries britanniques. L’arrivée du V8 Ford-Cosworth DFV ne fera que confirmer la domination britannique sur la F1. En 1969 Enzo Ferrari, cède 40 % de Ferrari à FIAT.
FIAT se fera discret laissant à Ferrari une large autonomie jusqu’en 1973 ou devant des résultats en demi-teinte le constructeur s’impliquera dans la gestion de l’écurie. Pour sortir de l’impasse, aucun titre depuis 1964, FIAT impose à Enzo Ferrari un directeur sportif issu de ses murs en la personne de Luca di Montezemolo. Les premières mesure de Montezemolo sont de faire revenir Forghieri à la direction technique et Regazzoni au volant. Tous les deux avaient été mis au placard en 72 en raison des résultats moyens. Niki Lauda, un jeune pilote remarqué par Enzo Ferrari, est également embauché. En 75, le succès est là, Niki Lauda offre à Ferrari les titres pilote et constructeur qui lui échappait depuis 1964. Ferrari remporte le titre constructeur en 76 et le doublé en 77 toujours avec Lauda. Mais ce dernier claque la porte de l’écurie en fin de saison.
Lotus domine la saison 78, Ferrari lui mène tout de même la vie dure. Ferrari revient sur le devant en 79 grâce au titre pilote de Jody Scheckter, bien épaulé par Gilles Villeneuve, et le titre constructeur. Ferrari se retrouve dépassé en 80 et 81, hormis quelques victoires, l’apprentissage des moteurs turbos pour Ferrari est difficile.
En 82, malgré le drame, décès de Gilles Villeneuve aux essais de Belgique et le tragique accident de Didier Pironi, Ferrari décroche néanmoins le titre constructeur. Grâce notamment au brillant intérim de Patrick Tambay et Mario Andretti venu pallié la perte d’un grand pilote et la mise en retraite forcé d’un second.
Tambay et Arnoux offrent à Ferrari le titre constructeur à Ferrari en 83, il faudra ensuite attendre 16 ans avant un nouveau titre pour Ferrari. Enzo Ferrari décède le 14 août 1988, comme un hommage les pilotes Ferrari décrochent le doublé au GP suivant à Monza.
Après des débuts prometteurs en 90, plusieurs victoires Prost, c’est le retour à la case stagnation pour Ferrari en 91. La situation vire à l’affrontement politique, FIAT fait le ménage et rappel Montezemolo à la direction de Ferrari. Cela n’empêchera pas Alain Prost de quitter le navire.
Les années suivantes sont consacrées à la restructuration de la Scuderia par Montezemolo après une saison 92 catastrophique, seulement deux podiums décroché par Jean Alesi.
Alesi et Berger, qui fait son retour chez Ferrari après un passage chez Mclaren, vont essuyer les plâtres. Nouvelle direction technique, nouvelle direction sportive avec l’arrivée de Jean Todt. Ferrari en pleine reconstruction, ses deux pilotes ramènent pourtant quelques victoires et de nombreux podiums.
Pour 96 Todt à réussi à signer le double champion du monde Michael Schumacher. Avec Schumacher au volant, Ross Brawn à la direction technique et Jean Todt à la direction sportive la domination de Ferrari sur la prochaine décennie est en marche.

Michael Schumacher (Ferrari)
Michael Schumacher (Ferrari)

Ferrari doit tout de même s’incliner face aux Williams-Renault en 96 et 97, puis face à Mclaren-Mercedes en 98. À partir de 1999 la domination de Ferrari et Schumacher se met en marche, titre en 99, 2000, 2001, 2002, 2003 et 2004 pour la Scuderia Ferrari. Après une saison 2005 ou Ferrari termine 3e et 2006 vice-championne, Ferrari remporte de nouveau le titre constructeur et pilote en 2007 avec Kimi Raïkkonen et constructeur en 2008.
Depuis, malgré l’arrivée de Fernando Alonso, Ferrari n’a plus remporté de titres mondiaux, l’écurie reste aux avants postes sans pour autant décrocher la victoire suprême.

Laisser un commentaire