Le grand prix d’Abou Dhabi a vu le double champion du monde Fernando Alonso disputé son dernier grand prix avant un possible retour dans la discipline reine en 2020.

Si les champions Niki Lauda et Alain Prost ont réussi leurs retours, remportant chacun un autre titre, les retours de Nigel Mansell et Michael Schumacher n’ont pas été à la hauteur du talent de ceux-ci.

Si Fernando Alonso à débuté chez Minardi avant de passer chez Renault pour remporter la couronne (je vous invite à lire l’article de mon collègue a ce sujet : http://f1minardi.com/la-f1-dit-au-revoir-a-fernando-alonso-une-carriere-debute-chez-minardi/), un ex-champion du monde a bien failli faire un retour à la compétition dans l’équipe de Faenza en 1989.

Premier brésilien vainqueur d’un grand prix et double champion du monde avec Lotus (72) et McLaren (74), Emerson Fittipaldi galère de 76 à 80 au volant des monoplaces de son équipe ‘Fittipaldi Automotive’ (aussi connu sous le nom de son commanditaire Copersucar), période au cours de laquelle il n’inscrit que 2 podium. Ayant accroché son casque pour se concentrer sur la gestion de son équipe qui ferme ses portes en 82, il tente un retour en F1 en 84 suite à une invitation de l’équipe Spirit avec laquelle il effectue un test d’avant-saison à Jacarepaguá (Brésil). Face au manque de performance de la monoplace, ‘Emmo’ préfère se tourné vers le championnat IndyCar au États-Unis.

Engagé sur une Penske PC-18 du Patrick Racing commanditée par Marlboro en 1989, il remporte le Indy 500 suite à un contact avec le meneur Al Unser Jr. dans l’avant dernier tour (www.youtube.com/watch?v=w64e8UQM9qU). Avec une avance de 22 points sur son poursuivant Rick Mears avec une course a disputée (Laguna Seca, 15 Octobre), ‘Emmo’ est pratiquement assuré du titre puisque pour le battre, Mears doit faire la pole, remporter l’épreuve et mené le plus de tours tout en souhaitant que Fittipaldi finisse 13e ou pire. Ayant réussi les trois, Mears finira tout de même 2e du championnat, Fittipaldi ayant terminé l’épreuve en 5e position.

Avec ses performances en IndyCar, la question d’un éventuel retour en F1 fut évoquée par les journalistes et Fittipaldi ne ferma pas la porte. Il n’en fallait pas plus pour que l’équipe Minardi, se tourne vers le brésilien après que son pilote Pierluigi Martini se soit brisé une côte en tombant dans les marches du transporteur de l’équipe lors du GP d’Espagne (1er Octobre). Deux offres furent envoyées par télex au bureau d’Emerson à Miami le 6 Octobre, la première lui proposant de prendre le volant de Martini au gp du Japon prévu le 22 Octobre et la seconde faisant référence à la saison 90, se lisant ainsi : « If one day you want to try to win the F1 World Championship again, I would be very happy to do it with you. These two proposals are official and serious. Giancarlo Minardi ».

Afin de montrer le sérieux de la proposition, le brésilien Fernando Paiva, ingénieur des données pour Minardi rencontra Emerson à son bureau de Miami mais le timing serré mais surtout un clash entre cigarettier (Emerson était commandité par Marlboro alors que Minardi avait l’appui de Camel) mis fin à l’espoir de voir Fittipaldi au volant de la M189 au Japon, l’italien Paolo Barilla substituant son compatriote.

Quand à la proposition pour la saison 90, Fittipaldi déclara lors d’un lancement d’un produit GM à São Paulo le 21 Octobre « Si c’était McLaren, je pourrais y penser ».

Malheureusement pour lui, aucune offre de McLaren n’arriva et le brésilien continua dans le championnat IndyCar jusqu’en 96, sans toutefois réussir à remporté un deuxième championnat.

En 92 et 93, Emerson sera souvent aperçue dans les garages de Minardi en soutien au pilote de l’équipe, son neveu Christian Fittipaldi. Puis en 2005, il pilotera enfin une voiture Minardi, soit la biplace lors du Altech South African Grand Prix sur le circuit de Kyalami avec sa femme comme passagère.

GP Portugal 92

SOURCE : Jornal do Brasil, repubblica.it, Wikipedia

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