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Alexandre Verdier répond à nos questions après son podium

Ce week-end se déroulait le Tour d’Horloge Signatech Alpine (12 h). Après sa belle troisième place remportée au sein de l’équipage A 460 (5 pilotes), Alexandre Verdier a répondu à nos questions.

Bonjour Alexandre, tu as participé au Tour d’Horloge Signatech Alpine comment c’est passé ta préparation ?

Bonjour à tous ! Une course encore une fois pleine de rebondissements et de bagarres !
En soit, la préparation a été plutôt simple. Car je connaissais déjà le circuit. Donc pas grand chose à part du repos. Mais ça, ça a été une autre problématique qui a échoué.

Tu étais engagé au sein de l’équipage A 460, peux, tu nous parler de ton équipe et de tes coéquipiers ?

Une équipe au top ! 3 pilotes SWS, un pilote qui roule de temps en temps et un novice qui a vraiment fait un travail remarquable ! Ensuite, David a été impressionnant, toujours au top pour trouver la bonne stratégie. Damien et lui ont été des missiles sur roues ! Kevin a fait preuve d’un esprit d’équipe hors norme, car il a donné son dernier relais pour que nous puissions monter sur le podium. Bref une équipe de folie.

La course se déroulait sur le mythique complexe des 24 heures du Mans sur le circuit international de karting, que penses tu de ce circuit ?

C’est mon circuit de cœur ! À la fois rapide et technique, des opportunités de dépassements un peu partout et des endroits où tu peux dépasser si vous avez une bonne dose d’inconscience !

Vous avez fait de très bons essais qualificatifs, 3e, comment se sont déroulés les qualifications ?

Honnêtement pas mal. Direct, on a fait rouler les plus rapides, je suis passé en troisième si ma mémoire est bonne. Et Nathan a roulé le plus longtemps, car c’est lui qui avait le moins d’expérience. Donc autant qu’il roule le plus possible.

Il y a deux catégories engagées, « Expert » la tienne et Challenger, peux, tu nous en dire plus ?

Grossièrement, c’est comme les catégories Pro et Am. C’est tout bête. Les équipes expertes avaient au minimum un des pilotes qui était licenciés FFSA ou SWS. Les challenger, avec des pilotes loisirs.

Alpine et Signatech engageaient beaucoup d’équipages, c’est une course importante pour ces marques ?

C’est surtout un événement marketing pour les sponsors de la marque engagée en WEC. Mais le niveau peut être vite élevé, car on est quand même nombreux à être pilotes FFSA ou SWS voir les deux. Donc ça peut donner des batailles dignes des grandes courses.

Parle-nous de la course, elle a été très longue, 12 heures, comme ça se passent en piste, les relais ?

Longue, ça passe. On est tenu éveillé par le stress et l’adrénaline. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment Nathan et Damien arrivaient à dormir en dehors de leur relais.
Les relais étaient réglementés. Pas plus de 45 min de roulage par pilote, une pause d’une heure et demi entre chaque relais et il ne fallait pas avoir un temps total de roulage supérieur de 3 h 26 ou quelque chose du genre. Donc il fallait jongler avec le règlement pour établir la stratégie. Sans parler qu’il fallait prendre en compte le poids du kart sans l’essence, avec l’essence, pour savoir quel pilote, on allait faire rouler pour embarquer le moins de lest possible. Bref un sacré casse-tête, car on cherchait à chaque fois la limite du poids minimal.

Troisième, un très bon résultat, tes réactions ?

Ma réaction, vraiment ravie. On a fait un super travail et c’est cet esprit d’équipe qui nous a permis de pouvoir finir à cette place. On pense que le sport auto est un sport de solitaire. Mais c’est complètement faux. Celui qui pense ça, c’est qu’il n’a rien compris au jeu. On n’a pas cessé de penser en équipe. C’est ça la magie du sport auto. Se donner à fond, tout en faisant attention à ne pas avoir de dégâts sinon on se pénalise, mais surtout l’équipe. Alors arrivés troisième, la douche de Champagne était méritée. Même si après dans la voiture, l’odeur était un peu compliquée à supporter donc la vraie douche à l’eau chaude était toute aussi plaisante à prendre.

As-tu rencontré du « beau monde » sur cette course ?

Pas tant que ça. À pars l’un des pilotes de l’Alpine N°36 du WEC, Pierre Ragues, c’était tout.

Des lecteurs pourraient être tentés par cette course, que leur conseil tu ? Peux-tu nous parler du coup d’un tel engagement ?

Niveau conseils, Faites le avec des gens que vous connaissez bien, car la fatigue peut faire ressortir des traits de caractère pas forcément positif. Ensuite, pensez « équipe ». Ce n’est pas grâce à vous qu’il y aura un podium ou autre, mais grâce à l’équipe. Ensuite, roulez. Roulez beaucoup sur une journée ou deux. Histoire de vous préparer physiquement. Car c’est très physique et si vous n’avez pas l’habitude, vous allez souffrir.

Pour finir, faites vous plaisir quand même. On veut tous gagner. Mais faite vous plaisir aussi. Ça permets de relativiser. Ce sont des courses Amateur, c’est parfait pour se former et apprendre. Donc pilotez avec plaisir et passion.

Le budget, très variable, mais à plusieurs, vous divisez les frais et c’est faisable. Mais je ne dis pas de tarif, car il varie beaucoup en fonction du pays, du circuit et des prestations présentent sur le circuit.

 

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