Devant le risque « terroriste » la célèbre course « Dakar » (Paris-Dakar) quitte le continent africain en 2008 pour partir en Amérique du Sud. L’Afrique venait de perdre sa plus prestigieuse course pour des raisons de « sécurité ».
Pourtant, dès 2009, des passionnés comme Jean-Louis Schlesser, et les gouvernements de plusieurs pays d’Afrique mettent sur pied un nouveau rallye-raid. Celui-ci s’élance de Monaco pour franchir la ligne d’arrivée à Dakar au Sénégal sur les rives du Lac Rose.
L’Africa Eco Race est né, il répond à plusieurs principes, développer le tourisme en Afrique, l’écologie (grâce à une organisation éco-responsable et un programme pour replanter des arbres, installer des panneaux photovoltaïques), solidarité en venant en aide aux populations et aussi sportif en redonnant une course majeure en Afrique. Aucune attaque terroriste depuis 2009 ce qui fait dire à beaucoup que pour le « Dakar » et les « Grands Constructeurs », c’était surtout l’économie qui était en compte. Le marché de l’automobile Sud-américain étant plus porteur que celui d’Afrique.
Depuis « The Race to Dakar » a grandi, de plus en plus de concurrents chaque année, une couverture médiatique importante. Pour l’édition 2017, la course sera à suivre sur internet comme toujours, mais également sur Eurosport.
La 10e édition, qui se déroulera du 31 décembre au 14 janvier, verra 200 concurrents s’affronter, autos, motos, camions. Les favoris seront tous présents, Vladimir Vasilyev, vainqueur 2017 en Auto, Gerard De Rooy dans la catégorie Camion et Pal Anders Ullevalseter en Moto.
Auto : Bagarre annoncée entre les 4X4 et les Buggies
Lors des deux dernières éditions, les quatre roues motrices ont eu le dernier mot avec notamment Vladimir Vasilyev, vainqueur au volant de sa Mini. Cette année, avec les très performants Toyota Overdrive et les Optimus du team MD Rallye, sans oublier les Buggies SRT de Mathieu Serradori et FDS de Lionel Baud, la course s’annonce encore une fois très ouverte.
Pour la première fois, l’Africa Eco Race comptera une catégorie T3 très fournie avec une dizaine de SSV engagés. Ces véhicules tout-terrain, à mi-chemin entre les quads et les buggies, seront très à l’aise en deuxième semaine et pourraient ainsi venir bousculer la hiérarchie.
Moto : Une foule de prétendants au podium
En Moto, les principaux animateurs du rallye seront présents pour cette 10e édition. Le Norvégien Pal Anders Ullevalseter, double vainqueur de l’épreuve sur KTM, compte renouer avec la victoire après que le jeune Gev Sella l’ait privé d’un 3e succès consécutif en 2017. Tsuk Sella, le frère du pilote sud africain, tentera de conserver le trophée au sein de la famille. Parmi les autres concurrents engagés, les Italiens Paolo Ceci et Franco Picco, le Marocain Harite Gabari, le Russe Dmitri Agoshkov et le Slovaque Martin Benko feront partis des sérieux prétendants au podium. Julien Sanchez, Français résident au Sénégal, pourrait également venir jouer les trouble-fête.
Camion : Gerard De Rooy, grand favori
Pour cette Africa Eco Race 2018 le spectacle viendra incontestablement de la catégorie Camion avec une quinzaine de participants au départ. Parmi eux, Gerard De Rooy, dont le père Jan avait remporté la première édition, aura la faveur des pronostics sur son Iveco. Mais les habitutés du rallye, dont Tomas Tomecek, triple vainqueur à Dakar, le Hongrois Miklos Kovacs ou le Belge Noël Essers, seront bien au rendez-vous et partiront avec l’avantage de bien connaître le terrain. Et, il ne faudra pas oublier la Portugaise Elisabete Jacinto qui aura soif de revanche après son abandon l’an passé.
Deux Françaises en malle moto
Ils seront plus d’une dizaine de concurrents à prendre le départ de l’Africa Eco Race 2018 en malle moto. Ces grands aventuriers s’élanceront pour 14 jours de course sans assistance.
Parmi eux, deux Françaises, issues toutes les deux de l’asphalte plutôt que du tout-terrain, tenteront de rallier Monaco à Dakar : Lydia Truglio qui découvrira l’Africa Eco Race et Julie Vanneken qui a, quant à elle, déjà vu le lac Rose en 2017.

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